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Quatre buts et une passe décisive en 9 apparitions (dont 7 comme titulaire) et 628 minutes de jeu (sans le temps additionnel) .lalsace.fr.


Quatre buts et une passe décisive en 9 apparitions (dont 7 comme titulaire) et 628 minutes de jeu (sans le temps additionnel) : les statistiques de Sebastian Ribas (meilleur buteur de Ligue 2 – 23 buts – en 2010-2011 avec Dijon) parlent davantage pour lui qu’une relation technique encore imparfaite avec ses partenaires.
Double buteur et passeur lors de ses deux premières rencontres en bleu, Sebastian Ribas, arrivé fin janvier au RCSA, était resté muet depuis. Mais grâce à un renversant doublé en quatre minutes (90e et 93e ) vendredi contre Bourg (3-2), l’attaquant uruguayen a permis au club bas-rhinois de renouer avec la victoire et s’est rappelé au bon souvenir de ceux qui jugent insuffisant son apport dans le jeu.
Depuis son arrivée le 31 janvier, l’attaquant uruguayen prêté par le Genoa (série A), qui a très peu joué depuis deux ans et demi, divise.
Y compris au sein du Racing où son rendement dans le jeu est souvent jugé insuffisant.
Contre Boulogne, François Keller l’avait d’ailleurs relégué sur le banc où il était resté cantonné.
Son successeur Jacky Duguépéroux en a fait de même pour ses trois premiers matches à la tête de l’équipe. Ribas s’est échauffé toute la 2e mi-temps contre Colmar sans entrer. Il a glané 9 minutes à Orléans et 24 vendredi face à Bourg-Péronnas.
Compte non tenu – on l’a dit – d’un temps additionnel d’autant moins anecdotique que le Sud-Américain a inscrit ses quatre buts (dont deux penalties) à la 92e – sur penalty justement – contre Ajaccio (1-1), à la 90e à Vannes (le but du 2-2 après une déviation déterminante pour Dimitri Lienard sur le 1er but bas-rhinois et avant la défaite 3-2 dans les arrêts de jeu) et aux 90e et 93e (s-p) vendredi face aux Bressans. L’Uruguayen est décisif toutes les 126 minutes.
C’est le meilleur ratio du club.
Ses buts ont rapporté quatre points (1 face au GFC Ajaccio, 3 contre Bourg). Vendredi, J.
Duguépéroux a été le premier à louer son entrée payante. « Dans une période pas facile pour lui, il est rentré comme un pro. À sa décharge, lorsqu’il était titulaire, il n’a peut-être pas toujours reçu les ballons dont il aime se régaler, comme ce centre de grande qualité de Pinaud sur l’égalisation à 2 partout face à Bourg. Tirer le penalty vital de la 93e dans une ambiance exécrable, il fallait le faire aussi. » Par son comportement, l’attaquant n’est pas sans rappeler un certain Danijel Ljuboja. Durant toute sa carrière, le Serbe, Racingman de juin 2000 à janvier 2004, a toujours affiché une confiance inébranlable en lui, quitte à parfois agacer. Ribas ne renie pas la comparaison. « Mon père, qui entraîne en Uruguay et dont j’ai souvent observé la méthode avec ses joueurs, est très costaud moralement. Je lui dois ma force mentale. Une carrière d’attaquant est faite de cycles : ceux où tu enchaînes les buts et ceux où tu n’y arrives pas. L’important, c’est de ne pas douter dans les moments creux.
Le doute est l’ennemi du buteur. Je ne doute pas. » Ici, j’ai trouvé un groupe honnête, sans tricheurs Pourtant, son parcours strasbourgeois n’a jusqu’ici rien d’un long fleuve tranquille. Avec l’assurance qui le caractérise, l’intéressé le juge tout de même correct. « J’ai choisi Strasbourg pour retrouver du temps de jeu et des automatismes au sein d’un groupe. J’ai marqué d’entrée et je ne me trouvais pas si mal. Mais quand on arrive en milieu de saison, il est normal d’avoir besoin de temps pour apprendre à connaître ses coéquipiers et se régler dans le jeu. Après, je me suis retrouvé sur le banc.
C’est d’autant moins évident à vivre qu’encore une fois, je suis venu pour jouer. Après le changement d’entraîneur, le nouveau coach doit apprendre à me connaître. Mais je suis un soldat et je me tiens toujours prêt. Il faut respecter les choix du coach et aider l’équipe quand on en a l’occasion, sans rechigner, même si parfois, ce travail obscur ne se voit pas. » S’il ne doute pas de lui, S. Ribas ne doute pas non plus de la capacité du RCSA à arracher le maintien sans passer par la case repêchage.
 « Nous n’allons pas nous mentir : malgré ce succès au scénario incroyable contre Bourg, la situation reste très difficile. Mais l’an passé, l’équipe, dont beaucoup d’éléments sont toujours là, est montée en National alors qu’à sept journées de la fin, plus personne ne l’en croyait capable (1).
Elle se doit d’y croire encore cette année alors que plus grand-monde ne la voit se maintenir. Nous devons y croire pour nous, notre famille, le staff et les gens qui travaillent au club. Ici, j’ai trouvé un groupe honnête, sans tricheurs. Nous cherchions un déclic, un signe que ce n’était pas fini. J’espère que la victoire contre Bourg est la petite lumière qui éclairera le chemin du maintien. »

Los dos goles de Seba en Lanus

Los dos goles de Seba en Lanus
Victoria de Lanus ante Talleres.

Seba Ribas golazo ante Patronato.

Victoria de Lanus ante Patronato.