1-1 Sebastián Ribas Goal Ukraine Vyscha Liga.





'Con el paso del tiempo se supera la barrera del idioma'


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Si la tâche n’a pas été aisée, le Dijon FCO s’en est sorti de belle façon face à Metz. Ce quatrième succès en six matches lui permet de rester au contact des équipes de tête.

En d’autres temps pas si lointains, l’histoire aurait pu tourner au vinaigre. Une équipe adverse bien en place, peu d’occasions de but à se mettre sous la dent, le scénario d’un bon nul voire d’une défaite coup de poignard était en phase d’écriture. Mais pas avec ce Dijon-là.

Parfois décrié pour son manque de maturité eu égard à la jeunesse de son effectif, il a démontré vendredi soir l’étendue de ses progrès.

S’il n’a pas été aussi brillant dans le jeu ni aussi enthousiaste qu’à l’accoutumée, il a su se montrer d’un froid réalisme. Un penalty au bout de la première période, un deuxième but au début de l’autre et l’affaire était pliée. Certes la fin de match a été crispante avec la réduction du score messine, mais le groupe de Carteron a tenu bon s’accrochant à ses trois points comme une mère à son nouveau-né. Dijon a appris à souffrir et s’en sort plutôt très bien.

Ladhji Badiane est le parfait reflet de la performance dijonnaise. Pas forcément très brillant dans le jeu, il a tout de même offert les deux buts bourguignons. D’abord en provoquant un penalty, puis en délivrant la passe décisive à Bauthéac. Voilà de quoi conforter l’entraîneur dijonnais dans ses choix. Lui qui avait décidé de reconduire les battus de Troyes dans leur ensemble, sans doute pour piquer leur orgueil, a été récompensé.

Il n’empêche, la trêve de quinze jours arrive à point nommé pour recharger les batteries. Aussi bien à Troyes que face à Metz, les Dijonnais ont semblé avoir moins de jus. Et nul doute qu’il faudra être à 100 % de ses possibilités pour exister dans l’emballage final qui promet d’être aussi indécis que toute la saison. Younousse Sankharé reconnaît sur le sujet : « On a conscience qu’il y a quelque chose à faire cette saison. A nous de ne pas trop nous mettre la pression. »

Un discours mesuré
Avec 41 points au compteur, le DFCO est dans une position plutôt appréciable. « Nous comptons onze points d’avance sur le premier relégable. A dix journées de la fin, le maintien est presque acquis », explique, très pragmatique, Patrice Carteron, l’entraîneur dijonnais. Très loin d’avoir la folie des grandeurs, il préfère marteler des messages de mise en garde plutôt que de s’enflammer sur une situation qui peut être remise en cause à chaque journée. « On sait que dans ce championnat, tout le monde peut battre tout le monde. Si nous avons envie de bien figurer, à nous de continuer à jouer et à ne pas nous prendre pour ce que nous ne sommes pas. »

« Il ne faut pas s’enflammer car on sait que tout va très vite et les résultats sont souvent assez bizarres », renchérit Benjamin Corgnet, auteur d’une bonne rentrée.

Jusqu’à présent, dans le domaine, sauf rare exception, sa jeune troupe a plutôt démontré une belle joie de jouer plutôt que des défauts d’humilité. A elle de poursuivre dans cette voie, si elle veut continuer à jouer les trouble-fête dans le haut du tableau.
jean-yves rouillé jy.rouille@lebienpublic.fr