'Con el paso del tiempo se supera la barrera del idioma'


'Les neuf finales de Sebastian Ribas'(por Thomas Deligny)

(fuente: http://tomdeligny.over-blog.com/article-les-neuf-finales-de-sebastian-ribas-71496193.html)
Du haut de son mètre quatre-vingt-neuf, Sebastian Ribas domine les défenses de Ligue 2. Auteur de ses 17ème et 18ème buts ce week-end lors de la victoire à Vannes (2-4), l’attaquant de Dijon n’a pourtant qu’un seul but, celui de faire monter le club qui est allé le chercher à l’Inter Milan et qui l’a révélé sur les pelouses de l’Hexagone.

« On travaille et on aborde chaque match comme si c’était le dernier ! » Le discours est clair, sans ambiguité. Sebastian Ribas veut voir son club évoluer l’an prochain en Ligue 1. Peu lui importe son avenir ou le classement des buteurs qui le voit pour l’instant sur la plus haute marche. « J’aime le championnat de France parce que je trouve qu’il y a un très bon niveau, comme dans tous les grands pays européens. Mais pour l’instant, il nous reste neuf finales à jouer », déclare le puissant Uruguyen, prêt à en découdre.

Conscient du potentiel de l’équipe, le capitaine bourguignon sait néanmoins que le chemin ne sera pas facile. Toujours à l’écoute et respecteux, il est apprécié de ses coéquipiers, ce qui lui a valu de porter le brassard. « C’est un honneur d’être capitaine mais aussi une responsabilité. Heureusement, je ne suis pas seul, il y a beaucoup de joueurs expérimentés qui montrent la voie et encadrent les jeunes. Il y a beaucoup de solidarité dans cette équipe. » Ribas parle peu mais maîtrise très bien notre langue. Donner des leçons, il n’en a cure ; il préfère montrer l’exemple. Sur le terrain, il a inscrit 18 buts depuis le début de la saison dont deux triplés et deux doublés. A 23 ans seulement, le leadership qui lui est confié par Patrice Carteron peut surprendre. Cela symbolise surtout toute la confiance que le technicien lui accorde. Le breton sait que son attaquant a déjà engrangé beaucoup d’expérience.


Formé à l’Atlético Juventud (Uruguay) et repéré par la Juventus, il a effectué sa formation en Italie à l’Inter Milan. De son passage, il ne retient pas que ces douzes minutes anecdotiques contre Empoli en Coupe d’Italie. « L’année entière était une super expérience car je suis arrivé jeune là-bas mais j’ai eu la chance de me former à côté des Reccoba, Ibrahimovic, Figo, Adriano, Crespo. J’ai appris beaucoup de choses sur et en dehors du terrain avec des joueurs comme ça. » Malheureusement, difficile pour un gamin de 17 ans de faire sa place parmi les plus grands du Calcio. Il est prêté au Spezia Calcio une saison où il ne joue que 3 matches de Série C.

Une adaptation facile

Bernard Gnecchi, président du DFCO, à la recherche de jeunes, le fait signer en 2008. Ribas entretient avec son dirigeant de « très bonnes relations au niveau du travail mais aussi au niveau humain car il a beaucoup d’ambition mais il donne beaucoup pour les gens ». Une autre perle l’accompagne, Pierre-Emerick Aubameyang (AC Milan), mais celui-ci ne reste qu’une saison. Ribas préfère attendre et s’aguerrir sur les pelouses de Ligue 2. Il sent également que l’arrivée de Carteron ne peut lui être que bénéfique : « Je savais qu’en restant, je pourrais continuer à progresser. Il nous donne vraiment des moyens de nous faire progresser chaque semaine et on vient à l’entraînement avec plaisir. »


Sebastian Ribas reconnaît également avoir beaucoup appris à son arrivée au club : « Il y avait Eric Carrière, David Linarès… c’étaient des joueurs qui avaient fait beaucoup de choses dans le football français et international, tout comme Padovani, Isabey ou Morisot, aujourd’hui. Ils nous aident par leur expérience ». Le capitaine du DFCO s’est très vite adapté à la vie française en suivant parallèlement des cours intensifs de français. Il a inscrit neuf buts lors de sa première saison puis 16 durant la seconde.


Elu meilleur joueur de Ligue 2 au mois de novembre dernier, le numéro 23 dijonnais « veut encore progresser dans tous les domaines ». Certains le comparent à Adebayor ou à Hoarau ; lui avoue « regarder chaque attaquant pour pouvoir m’en inspirer et améliorer mon jeu ». Il apprécie plus particulièrement Didier Drogba, « cet athlète complet, puissant, technique, qui défend » mais apprécie Forlan qu’il voit plus comme « un deuxième attaquant ». Libre en juin prochain, Ribas attire tous les regards mais ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait après ses « neuf finales ». Il aimerait sûrement retrouver la sélection nationale qu’il a cotoyée chez les jeunes (- 17 et - 20 ans). « C’est un rêve de défendre mon pays, mais pour l’instant c’est difficile car l’Uruguay a beaucoup de très grands attaquants. » La Céleste ne devrait pas se plaindre de compter une nouvelle étoile appelée Ribas.

La Ribas-dépendance de Dijon

Dijon profite de la bonne forme de son avant-centre Sebastian Ribas. Le DFCO, vainqueur lors de la 29ème journée à Vannes (2-4), occupe désormais la quatrième place du classement, à deux points du leader. Le bond de sept places au classement en sept journées, a pu être possible grâce au réveil de l’Uruguayen. L’attaquant, qui avait connu un petit passage à vide cet hiver et un peu plus tôt dans la saison, a marqué la moitié de ses buts (9) depuis la 23ème journée.

Les bourguignons ont ainsi engrangé 16 points sur 21 possibles, ce qui en fait la meilleure équipe sur cette période. Quatrième meilleure équipe à l’extérieur sur l’ensemble de la saison, elle n’est que la huitième à domicile. Ce paradoxe ne va pas l’avantager dans la course au podium puisque la formation de Patrice Carteron ne va se déplacer qu’à quatre reprises (à Nantes, Reims, Tours et Angers) lors des neufs derniers matches et recevoir cinq fois (Laval, Ajaccio, Chateauroux, Grenoble, Boulogne).

Avec ce calendrier compliqué et la lutte acharnée qui se profile entre les leaders de ligue 2, Dijon peut néanmoins compter sur sa capacité de réaction. Les bourguignons, menés encore une fois ce week-end ont pu, comme contre Le Mans lors de la 26ème journée, renverser le cours de la rencontre. Cet état d’esprit, insufflé par le capitaine Ribas (auteur d’un triplé face au Mans et d’un doublé hier contre Vannes), fait de Dijon un challenger pour la montée en élite.